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Quand tout va trop vite : comprendre l’impulsivité chez l’enfant

Illustration minimaliste dans des tons de bleu représentant une balance symbolique entre agitation et apaisement, avec des éléments évoquant l’impulsivité, la pause, l’attente et le ralentissement.

Quand l’impulsivité devient difficile au quotidien

L’impulsivité peut parfois compliquer le quotidien de l’enfant et de son entourage.

Cependant, elle ne se résume pas à une difficulté.

De nombreux enfants impulsifs sont aussi spontanés, enthousiastes, curieux, créatifs ou pleins d’énergie. L’objectif n’est pas de faire disparaître ces qualités, mais de les aider à mieux les utiliser lorsque la situation le demande.

Dans cette FAQ, vous trouverez notamment :

  • des explications simples sur l’impulsivité
  • des situations concrètes du quotidien
  • et des idées accessibles pour aider l’enfant à développer progressivement son contrôle de soi.

 Comprendre l’impulsivité

Comment expliquer que mon enfant recommence alors qu’il sait qu’il ne faut pas ?

Comprendre le décalage entre savoir et faire.
« Je lui ai expliqué pourtant ! »

Il peut être déroutant de voir un enfant impulsif répéter un comportement alors qu’il connaît parfaitement la règle.

Pourtant, savoir ce qu’il faudrait faire et réussir à le faire au bon moment sont deux choses différentes.

Lorsqu’une envie, une émotion ou une frustration apparaît, certains enfants ont du mal à ralentir suffisamment pour réfléchir avant d’agir.

Infographie pédagogique en format paysage illustrant le décalage entre la connaissance d’une règle et sa mise en pratique. À gauche, un enfant regarde une affiche indiquant « J’attends mon tour » et pense : « Je sais ce qu’il faut faire ». À droite, le même enfant se précipite vers un ballon en disant : « J’en ai envie maintenant ! ». Le visuel montre que comprendre une règle et réussir à l’appliquer sur le moment sont deux compétences différentes, liées au développement du contrôle de soi.

Ainsi, ils savent souvent ce qui est attendu d’eux, mais peinent à freiner leur réaction immédiate.

Un frein encore en construction
Cette difficulté est liée au développement du contrôle de soi, et plus particulièrement de l’inhibition, une fonction qui permet de résister à une réponse spontanée pour choisir une action plus adaptée.

Deplus, lorsque l’émotion est forte ou que la frustration devient importante, cet effort est encore plus difficile.

Un apprentissage progressif

La capacité à attendre, réfléchir, anticiper les conséquences de ses actes ou supporter une frustration se construit progressivement tout au long de l’enfance.

C’est pourquoi un enfant peut parfois dire :

« Je savais qu’il ne fallait pas… mais je l’ai fait quand même. »

À retenir

En d’autres termes, connaître une règle ne garantit pas encore la capacité à l’appliquer dans l’instant. Le contrôle de soi s’apprend progressivement grâce à la maturation, aux expériences vécues et à l’accompagnement des adultes.

 

Est-ce qu’il le fait exprès ?

Une question que beaucoup de parents se posent

Lorsqu’un enfant coupe la parole, répond vivement ou agit malgré une interdiction, les adultes peuvent avoir l’impression qu’il le fait volontairement.

Pourtant, les choses sont souvent plus complexes.

De nombreux enfants impulsifs connaissent les règles et souhaitent bien faire, mais peinent à contrôler leurs réactions sur le moment.

Plus l’émotion, l’envie ou la frustration est forte, plus il peut être difficile pour certains enfants de réfléchir avant d’agir.

Quand l’émotion prend le dessus

Infographie sur l'impulsivité chez l'enfant montrant la différence entre une réaction immédiate et un temps de pause permettant de réfléchir avant d'agir.

Lorsque l’enfant est en colère, contrarié, déçu ou très enthousiaste, il peut avoir davantage de difficultés à ralentir et à réfléchir.

Dans ces moments-là, la réaction est souvent plus rapide que la réflexion.

Par conséquent, il n’est pas rare qu’un enfant regrette son comportement après coup et dise :

« Je ne voulais pas faire ça. »

Comprendre avant de juger

Cela ne signifie pas qu’il faut tout accepter.

En revanche, comprendre ce qui a déclenché le comportement permet souvent d’accompagner l’enfant plus efficacement.

Plutôt que de se demander uniquement :

« Pourquoi a-t-il fait cela ? ».

Il peut être utile de se demander : « Que s’est-il passé pour lui à ce moment-là ? »

À retenir

En d’autres termes, un  comportement impulsif n’est pas toujours volontaire. L’enfant peut savoir ce qu’il devrait faire, tout en ayant encore du mal à contrôler sa réaction lorsque l’émotion ou la frustration devient trop forte.

Pourquoi attendre est-il si difficile pour certains enfants ?

Attendre demande plus d’effort qu’on ne le pense.

Cela peut sembler simple pour un adulte.

Pourtant, pour de nombreux enfants, patienter demande un véritable effort.

Lorsqu’ils ont envie de quelque chose, souhaitent parler, jouer ou obtenir une réponse, ils ressentent souvent le besoin d’agir immédiatement.

Dès lors, attendre signifie renoncer temporairement à ce qu’ils veulent, ce qui peut être difficile à supporter.

Schéma illustrant les mécanismes de l'attente chez l'enfant. L'image montre une envie immédiate représentée par une glace, puis un temps de réflexion symbolisé par un sablier. Le visuel explique que l'attente mobilise le contrôle de soi, la gestion de la frustration et la capacité à différer une satisfaction.

À retenir

L’attente est une compétence qui se développe progressivement.

Ainsi, les jeux de tour de rôle, les activités d’écoute et les petites situations du quotidien permettent peu à peu à l’enfant d’apprendre à créer ce temps de pause entre l’envie et l’action.

Autrement dit, pour certains enfants, attendre n’est pas une simple question de patience. C’est un véritable exercice de contrôle de soi.

Pourquoi est-il important d’apprendre à ralentir avant d’agir ?

Le temps de pause aide à faire des choix plus adaptés.

Lorsqu’une envie, une émotion ou une frustration apparaît, certains enfants réagissent très rapidement.

Dans ce contexte, prendre un temps de pause leur permet de ne pas agir immédiatement sous l’effet de l’impulsion.

Infographie pédagogique en format paysage montrant comment le contrôle de soi aide l’enfant dans ses relations et sa vie quotidienne. Trois situations sont illustrées : les jeux, les interactions avec les autres et les situations du quotidien. Le visuel met en avant des compétences telles que respecter les règles, attendre son tour, écouter les autres, coopérer, patienter, faire des choix plus sûrs et gagner en autonomie.
Ralentir aide à mieux vivre avec les autres

Le temps de pause permet à l’enfant de :

  • écouter jusqu’au bout ;
  • attendre son tour ;
  • tenir compte du point de vue des autres ;
  • éviter certaines disputes ou réactions regrettées.

Ainsi, quelques secondes peuvent parfois suffire à changer une interaction.

Infographie pédagogique en format paysage illustrant les bénéfices du contrôle de soi dans les apprentissages. Le visuel présente deux situations : à l’école, où l’enfant apprend à attendre son tour, écouter les consignes et réfléchir avant de répondre ; et dans les apprentissages, où il vérifie son travail, évite certaines erreurs d’inattention et persévère face aux difficultés. L’ensemble montre comment ralentir avant d’agir favorise la concentration, la réflexion et les progrès scolaires.

Ralentir aide aussi à mieux réfléchir

Prendre son temps permet souvent de :

  • vérifier sa réponse ;
  • repérer une erreur ;
  • réfléchir à plusieurs solutions ;
  • mieux comprendre une consigne.

Par ailleurs, à l’école comme dans la vie quotidienne, ralentir aide souvent à faire des choix plus adaptés.


Un temps pour choisir

Ralentir ne consiste pas seulement à attendre.

En effet, c’est aussi se donner le temps de reconnaître ce que l’on ressent, de gérer une frustration et de réfléchir à différentes possibilités avant d’agir.

À retenir

Autrement dit, le temps de pause permet à l’enfant de passer de la réaction immédiate au choix réfléchi. Cette compétence se construit progressivement tout au long de l’enfance.

L’impulsivité dans les situations du quotidien

Mon enfant coupe la parole, que faire ?

Comprendre ce qui se passe

Lors d’une conversation, certains enfants ont beaucoup de mal à attendre leur tour pour parler.

Quand une idée leur vient à l’esprit, ils ressentent parfois le besoin de la dire immédiatement.

Pour autant, ils ne cherchent pas forcément à interrompre les autres.

En effet, ils peuvent simplement avoir peur d’oublier ce qu’ils voulaient dire ou avoir du mal à retenir leur pensée pendant que quelqu’un d’autre parle.

Attendre demande un véritable effort

Pour écouter jusqu’au bout, l’enfant doit :

  • garder son idée en mémoire ;
  • résister à l’envie de parler ;
  • rester attentif à ce que dit l’autre.

Autrement dit, cette attente mobilise fortement les capacités d’inhibition et de contrôle de soi.

Infographie sur l'impulsivité chez l'enfant expliquant comment attendre son tour pour parler en écoutant, patientant quelques instants puis partageant son idée.

Comment aider son enfant ?

Plutôt que de multiplier les reproches, il peut être utile de :

  • convenir d’un signe discret pour lui rappeler d’attendre ;
  • lui apprendre à lever un doigt lorsqu’il souhaite intervenir ;
  • valoriser les moments où il parvient à écouter jusqu’au bout ;
  • s’entraîner grâce à des jeux de tour de rôle.

À retenir

En d’autres termes, couper la parole n’est pas toujours un manque de respect.

Pour certains enfants, attendre avant de parler demande un véritable effort de contrôle de soi.

Pourquoi mon enfant explose-t-il lorsqu'on lui dit non ?

Pour certains enfants, entendre « non » est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.

Lorsqu’ils espèrent obtenir quelque chose, qu’ils attendent une activité avec impatience ou qu’ils ont déjà imaginé ce qui allait se passer, le refus peut provoquer une réaction émotionnelle très intense.

Infographie pédagogique en format paysage illustrant la frustration ressentie par certains enfants lorsqu'ils entendent un refus. À gauche, un enfant enthousiaste espère obtenir une fusée et pense : « Oui ! Je vais l'avoir ! ». À droite, un adulte répond « Non, pas maintenant » et l'enfant réagit avec colère en s'exclamant : « Ce n'est pas juste ! ». Le visuel montre le passage entre l'attente d'une satisfaction immédiate et la frustration provoquée par un refus. Il rappelle que l'apprentissage de l'acceptation du « non », de l'attente et de la patience participe au développement du contrôle de soi.

Quand la frustration prend toute la place

Lorsqu’un enfant entend « non », il doit parfois renoncer à quelque chose qu’il souhaitait obtenir immédiatement.

Cette frustration peut être inconfortable.

Parfois, chez certains enfants, elle est suffisamment forte pour prendre temporairement le dessus sur leur capacité à réfléchir ou à trouver une autre solution.

Une forme d’impulsivité moins visible

Lorsque l’on parle d’impulsivité, on pense souvent aux gestes ou aux paroles qui partent trop vite.

Pourtant,  l’impulsivité peut aussi concerner les émotions.

On parle parfois d’impulsivité émotionnelle lorsque l’enfant réagit très rapidement à ce qu’il ressent, sans avoir le temps de prendre du recul ou de réfléchir à une autre manière de répondre.

Apprendre à supporter la frustration

Tolérer un refus, attendre ou différer un plaisir sont des compétences qui se développent progressivement.

Ainsi, avec l’aide des adultes, l’enfant apprend peu à peu à reconnaître ce qu’il ressent, mettre des mots sur ses émotions et trouver d’autres façons de réagir.

À retenir

Autrement dit, lorsqu’un enfant explose après un refus, ce n’est pas toujours le « non » qui pose problème. C’est souvent la frustration ressentie sur le moment qui déclenche une réaction d’impulsivité émotionnelle.

Si votre enfant a du mal à identifier ou à nommer ce qu’il ressent, vous pouvez également consulter ma page consacrée à la conscience des émotions.

Comprendre la conscience des émotions ➡️

Pourquoi mon enfant a-t-il tendance à dire tout ce qui lui passe par la tête ?

Certains enfants expriment très rapidement ce qu’ils pensent, ressentent ou remarquent.

Ainsi, ils peuvent raconter une surprise avant l’heure, révéler une information personnelle, faire une remarque maladroite ou partager immédiatement une idée qui leur vient à l’esprit.

Par ailleurs, ils ont parfois du mal à retenir une idée lorsqu’elle leur vient à l’esprit, même lorsqu’ils savent qu’il serait préférable d’attendre ou de ne pas la partager.

Infographie pédagogique en format paysage expliquant comment aider un enfant à réfléchir avant de parler. Dans une première étape, un enfant pense à une surprise qu'il a très envie de révéler immédiatement. Dans une deuxième étape, il prend quelques secondes pour se poser trois questions : est-ce le bon moment, cela risque-t-il de blesser quelqu'un et ai-je besoin de le dire maintenant ? Dans une troisième étape, il choisit de garder l'information pour lui ou d'attendre un moment plus adapté pour en parler. Le visuel montre que l'on peut apprendre à créer un temps de réflexion entre une pensée et une parole.
Une impulsivité qui concerne aussi les paroles

Elle ne se manifeste pas uniquement dans les gestes ou les comportements et peut également apparaître dans les paroles.

En effet, lorsqu’une idée arrive, certains enfants ressentent une forte envie de la dire immédiatement. Le temps de réflexion qui permet habituellement de choisir quoi dire, à qui et à quel moment peut alors être plus difficile à mobiliser.

Apprendre à créer un temps de pause

Pourtant, grandir, c’est aussi apprendre que toutes les pensées n’ont pas besoin d’être exprimées immédiatement.

Certaines peuvent être gardées pour plus tard, reformulées ou partagées dans un autre contexte.

Ainsi, cette capacité se développe progressivement avec l’âge, l’expérience et les interactions avec les autres.

Des questions qui peuvent aider

Pour accompagner l’enfant, il peut être utile de l’encourager à se demander :

Est-ce le bon moment ?
Est-ce que cela risque de blesser quelqu’un ?
Est-ce que j’ai besoin de le dire maintenant ?

Peu à peu, ces petites questions l’aident à créer un temps de réflexion entre sa pensée et sa parole.

À retenir

Autrement dit, voir une pensée n’oblige pas à la dire immédiatement. Apprendre à faire une pause avant de parler aide l’enfant à développer son contrôle de soi, ses habiletés sociales et sa capacité à choisir ce qu’il souhaite partager.

Pour mieux comprendre comment les enfants apprennent à communiquer, écouter les autres et trouver leur place dans les relations, vous pouvez également consulter ma page dédiée.

Comprendre les habiletés sociales ➡️

Comment expliquer que mon enfant agisse avant de réfléchir ?

Il arrive que certains enfants parlent, répondent ou agissent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir.

Ils peuvent interrompre une conversation, attraper un objet sans demander ou réagir vivement lorsqu’une émotion apparaît.

Ces comportements donnent parfois l’impression qu’ils ne pensent pas aux conséquences de leurs actes.

Pourtant, il ne s’agit pas toujours d’un manque de compréhension ou de mauvaise volonté.

Infographie pédagogique en format paysage illustrant la différence entre une réaction impulsive et une réponse réfléchie. À gauche, un enfant agit immédiatement sous l'effet d'une envie ou d'une émotion et s'exclame : « Je fonce ! ». À droite, le même enfant prend quelques secondes pour réfléchir avant d'agir. Le visuel montre que s'arrêter, respirer et réfléchir permet d'écouter, attendre son tour, chercher une solution et choisir une réponse plus adaptée. Il met en évidence l'importance du temps de pause dans le développement du contrôle de soi.
Une réaction plus rapide que la réflexion
Pour certains enfants, l’envie d’agir est plus rapide que la capacité à s’arrêter pour réfléchir.

Lorsqu’une idée, une émotion ou une frustration apparaît, ils peuvent passer directement à l’action sans prendre le temps d’envisager d’autres possibilités.

Cette difficulté est liée au développement du contrôle de soi et de l’inhibition.

Penser avant d’agir s’apprend.
Réfléchir avant d’agir demande plusieurs compétences :

– ralentir
– tenir compte des conséquences
– imaginer différentes solutions
– choisir la plus adaptée

Ces capacités se développent progressivement tout au long de l’enfance.

À retenir

En d’autres termes, agir avant de réfléchir n’est pas toujours un choix. Chez certains enfants, la réaction est simplement plus rapide que le temps nécessaire pour s’arrêter, réfléchir et décider.

Comment aider l’enfant au quotidien

Comment aider mon enfant à ralentir ?

Demander à un enfant impulsif de « réfléchir avant d’agir » n’est pas toujours suffisant.

Lorsqu’une émotion, une envie ou une frustration apparaît, il peut avoir besoin d’outils concrets pour créer un temps de pause entre ce qu’il ressent et ce qu’il fait.

Infographie pédagogique présentant deux stratégies cognitives pour aider un enfant à ralentir avant d'agir. Le premier outil utilise l'image d'un feu rouge pour apprendre à s'arrêter et réfléchir avant de réagir. Le second propose un compte à rebours de trois à un afin de créer un temps de pause entre l'envie et l'action. Le visuel montre comment quelques secondes peuvent favoriser le contrôle de soi.
Créer quelques secondes de pause

Quelques secondes peuvent parfois suffire à laisser le temps à la réflexion de rejoindre l’action.

Ainsi, certains enfants apprécient des stratégies qui passent par la pensée, comme le feu rouge ou le compte à rebours. Ces outils les aident à interrompre momentanément leur réaction automatique et à choisir plus consciemment ce qu’ils vont faire.
Infographie pédagogique présentant deux stratégies corporelles pour aider un enfant à ralentir lorsqu'une émotion est forte. La première consiste à serrer puis relâcher les poings afin de diminuer la tension corporelle. La seconde utilise la cohérence cardiaque et la respiration lente pour retrouver progressivement son calme. Le visuel montre comment le corps peut aider l'enfant à reprendre le contrôle de ses réactions.
D’autres enfants ont besoin de passer par le corps

En effet, lorsque l’émotion est forte, réfléchir immédiatement peut être difficile.

Dans ce cas, des stratégies corporelles simples, comme le poing-stop ou le fait de ralentir volontairement sa respiration, peuvent alors aider l’enfant à retrouver progressivement son calme.

Par ailleurs, la cohérence cardiaque constitue notamment une façon simple et structurée de s’entraîner à ralentir sa respiration.

Des outils simples et accessibles

De plus, il n’est pas nécessaire d’investir dans du matériel particulier.

Les stratégies les plus efficaces sont souvent celles qui peuvent être utilisées partout : à la maison, à l’école, dans la cour de récréation ou lors d’une activité sportive.

À retenir

En d’autres termes, l’objectif n’est pas d’empêcher l’enfant de ressentir une émotion ou une envie. Il s’agit de l’aider à créer un temps de pause entre ce qu’il ressent et ce qu’il fait.

Comment aider mon enfant à reconnaître les premiers signes de colère comme de frustration ?

Avant une réaction impulsive, une colère ou une forte frustration, il existe souvent de petits signes qui annoncent que quelque chose est en train de se passer.

Ainsi, apprendre à les reconnaître permet à l’enfant d’utiliser plus facilement ses outils pour ralentir avant que la situation ne devienne trop difficile à gérer.

Infographie pédagogique en format paysage expliquant comment aider un enfant à reconnaître les signes avant-coureurs de l'impulsivité ou de la colère. Dans une première colonne, l'enfant identifie différents signaux envoyés par son corps : poings serrés, cœur qui bat plus vite, respiration accélérée et envie de répondre immédiatement. Dans une seconde colonne, il utilise des outils pour ralentir avant que la situation ne déborde : feu rouge, compte à rebours, poing-stop et respiration lente. Le visuel met en évidence l'importance de repérer les premiers signaux afin de pouvoir agir avant de perdre le contrôle.
Le corps envoie souvent des signaux

Avant d’exploser ou d’agir trop vite, certains enfants remarquent :

  • des poings qui se serrent ;
  • un cœur qui bat plus vite ;
  • une respiration qui s’accélère ;
  • une sensation de chaleur ;
  • une envie de répondre immédiatement.

En effet, ces signes peuvent annoncer une montée de la colère, de la frustration ou de l’impulsivité émotionnelle.

Aider l’enfant à mettre des mots

L’enfant n’identifie pas toujours seul ce qui se passe en lui.

Pour cette raison, ces questions simples peuvent l’aider :

  • « Comment ton corps te prévenait-il ? »
  • « Qu’as-tu ressenti juste avant ? »
  • « À quel moment cela est devenu difficile ? »

Peu à peu, il apprend à reconnaître les moments où il a besoin de ralentir.

Revenir sur les situations après coup

Une fois le calme revenu, il peut être utile de reparler brièvement de ce qui s’est passé.

Cependant, l’objectif n’est pas de culpabiliser l’enfant, mais de l’aider à repérer les signaux qui annonçaient la montée de l’émotion et à réfléchir aux outils qu’il pourrait utiliser la prochaine fois.

À retenir

Autrement dit, plus l’enfant apprend à reconnaître les premiers signes de colère, de frustration ou d’impulsivité, plus il peut utiliser ses outils avant de perdre le contrôle.

Comment aider mon enfant à persévérer lorsqu'une activité devient difficile ?

Certains enfants impulsifs abandonnent rapidement lorsqu’ils rencontrent une difficulté.

En effet, ils peuvent se décourager après une erreur, demander de l’aide immédiatement ou avoir envie de passer à autre chose avant d’avoir réellement essayé.

L’impulsivité ne concerne pas seulement les paroles ou les comportements. Elle peut aussi rendre difficile l’attente, l’effort prolongé ou le fait d’accepter de ne pas réussir immédiatement.

Infographie présentant trois outils simples pour aider un enfant à persévérer malgré la difficulté : un thermomètre de la persévérance, un défi de trois minutes et la stratégie « une pièce de plus ». Le visuel explique que certains enfants impulsifs ont tendance à vouloir abandonner rapidement et qu'il est possible d'apprendre à poursuivre un effort par petites étapes.
Apprendre à continuer un peu plus longtemps

Pour certains enfants, la difficulté donne rapidement envie d’abandonner.

Heureusement, des outils simples peuvent les aider à poursuivre leur effort :

🌡️ repérer quand l’activité devient difficile

⏱️ continuer encore quelques minutes avant de décider d’arrêter

🧩 faire une pièce de plus, une ligne de plus ou un essai de plus.

Ainsi, ces petites stratégies permettent à l’enfant de découvrir qu’il est capable de continuer malgré l’envie d’abandonner.

Changer certaines petites phrases

Les mots que l’enfant se dit à lui-même peuvent également influencer sa persévérance.

Par exemple :

« Je n’y arrive pas » → « Je n’y arrive pas encore »
« C’est trop dur » → « Je peux essayer une autre stratégie »
« J’abandonne » → « Je fais encore un petit essai ».

À retenir

Autrement dit, la persévérance ne consiste pas à réussir du premier coup. Elle consiste à continuer malgré les erreurs, les difficultés ou les frustrations rencontrées en chemin.

Pourquoi les jeux aident-ils à développer le contrôle de soi ?

Jouer permet de s’entraîner sans s’en rendre compte

Le contrôle de soi se construit progressivement.

Pour attendre son tour, respecter une règle, résister à une envie d’agir immédiatement ou gérer une frustration, l’enfant a besoin de nombreuses occasions de s’entraîner.

Les jeux offrent justement un cadre motivant et sécurisé pour développer ces compétences.

Ainsi, en jouant, l’enfant apprend peu à peu à :

  • attendre ;
  • écouter ;
  • réfléchir avant d’agir ;
  • gérer certaines frustrations ;
  • tenir compte des autres.

Infographie illustrée présentant trois jeux simples pour aider les enfants à développer l’inhibition et le contrôle de leurs réactions : Jacques a dit, 1, 2, 3 soleil et les faux départs. Jeux accessibles sans matériel pour travailler l’écoute, l’attention, l’attente et le contrôle du mouvement.

Par exemple, ces jeux permettent notamment de travailler :

  • l’arrêt d’une action en cours ;
  • l’écoute des consignes ;
  • le contrôle des réactions immédiates.

D’autres jeux pour aller plus loin 

Infographie illustrée présentant trois activités accessibles pour aider les enfants à développer l’inhibition et le contrôle de soi : défis au ralenti, jeux de tour de rôle et actions inversées. Jeux réalisables sans matériel particulier pour entraîner l’attente, le ralentissement et la flexibilité cognitive.
Ces activités permettent d’entraîner :

la patience ;
l’attente ;
la flexibilité ;
la réflexion avant l’action.
Les jeux ne servent pas seulement à s’amuser

Lorsque l’enfant joue, il expérimente des situations proches de celles qu’il rencontre au quotidien :

attendre son tour pour parler ;
accepter de perdre ;
respecter une règle ;
écouter les autres ;
gérer une frustration.

Ainsi, ces expériences répétées contribuent progressivement au développement du contrôle de soi.

À retenir

Autrement dit, le contrôle de soi ne se développe pas uniquement grâce aux explications des adultes.

Il se construit aussi grâce aux expériences vécues, aux essais, aux erreurs et aux jeux du quotidien.

Les jeux constituent ainsi un moyen simple et souvent très efficace d’aider l’enfant à apprendre à ralentir avant d’agir.

Derrière l’impulsivité : l’inhibition cognitive

Au fil de cette FAQ, nous avons évoqué différentes situations : attendre son tour, résister à une envie immédiate, réfléchir avant de parler ou ralentir avant d’agir.

En réalité, derrière ces situations se trouve une capacité importante du cerveau : l’inhibition cognitive.

En effet, cette capacité permet de freiner certaines réactions automatiques, d’attendre, de résister à une envie immédiate et de prendre le temps de réfléchir avant d’agir.

Or, le contrôle de soi ne se construit pas d’un seul coup. Il se développe progressivement au fil des expériences, des apprentissages et de la maturation de l’enfant.

Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à découvrir le rôle de l’inhibition cognitive ainsi que des outils concrets pour aider votre enfant à développer son contrôle de soi.

Comprendre l’inhibition et le contrôle de soi➡️