Quand le désir de grandir vire à l’anxiété

Hania et Zoé nous offrent ici un aperçu assez fascinant de ce que peut être parfois appelé la crise des 7 ans.

A cet âge, les enfants oscillent entre le monde de l’imaginaire et la conscience nouvelle de la réalité. Ils commencent à percevoir les contraintes, les attentes et les enjeux liés au fait de  » grandir « .

Pour certains, ce passage s’accompagne d’un élan, pour d’autres, d’un poids.

Chez Hania, l’envie de grandir chez l’enfant se heurte à une insécurité croissante bien réelle.

Ce glissement du désir vers l’anxiété marque un tournant dans son parcours.

Fillette de 7 ans avec des talons hauts

Hania et Zoé face à la crise des 7 ans

Hania et Zoé,leur petit carnet àla main

En réalité, Hania et Zoé ne sont pas des cas isolés. De nombreux  enfants de cette tranche d’âge veulent grandir trop vite.

Isabelle Filliozat rappelle qu’il ne faut pas cependant imaginer des boulersements soudain à la date anniversaire. Le développement à cet âge suit une dynamique propre à chacun, sans rupture nette. Certains enfants progressent rapidement, tandis que d’autres ont besoin de plus de temps pour franchir les étapes.

Pour cette auteure,  il est essentiel d’accueillir leurs désirs avec écoute, empathie, mais aussi fermeté. Elle recommande de reconnaître l’envie de grandir, tout en posant des limites claires :  » Je comprends que tu aimerais, mais ce n’est pas adapté à ton âge pour l’instant ! « 

A cet âge, l’enfant développe une conscience plus de claire de on individualité.

Il commence aussi à ressentir fortement la pression des attentes scolaires et familiales. Cela peut les conduire à développer des stratégies d’évitement, comme le refus scolaire, ou adopter des attitudes de contrôle.

Anxiété et insécurité

 

Fillette anxieuse assise sur son lit

En apparence, tout va bien. Hania est une élève sociable, investie et tout à fait compétente au sein de sa classe de CE1. Elle donne du sens aux apprentissages et n’est pas perturbée par des conflits avec des camarades.

Rien, à priori, ne laisse donc deviner ce trouble matinal qui l’empêche de sortir du domicile familial.

En réalité, en souhaitant accéder aux privilèges des adultes, Hania essaie de monter les marches de son développement deux par deux. Or, en brûlant les étapes,  elle  chancelle entre son envie de grandir vite et son besoin encore intense de  sécurité affective.

Progressivement, Hania ne parvient plus à se rendre en classe ni à dormir seule dans son lit. La séparation, même temporaire, devient source d’angoisse. Désormais, si sa maman s’éloigne, ne serait-ce que pour changer de pièce, l’inquiétude surgit : « Maman, t’es où ? ». Un simple bruit de pas qui s’éloigne déclenche l’alerte générale.