Développer la flexibilité cognitive : comprendre et développer cette fonction exécutive
La flexibilité cognitive, également appelée souplesse mentale, est une fonction exécutive qui nous permet de nous adapter aux changements, de modifier notre point de vue et d’intégrer de nouvelles informations.
Comment la flexibilité cognitive fonctionne-t-elle ?
Par ailleurs, Alain Moret et Michèle Mazeau mettent en évidence son lien avec l’inhibition des persévérations : pour changer de stratégie, il faut parfois parvenir à interrompre une réponse habituelle devenue inadaptée.
La flexibilité cognitive mobilise également la mémoire de travail, qui permet de garder à l’esprit différentes informations et possibilités.
En définitive, à l’école, au travail ou dans la vie quotidienne, être flexible ne signifie pas changer constamment, mais savoir envisager d’autres façons de penser et d’agir lorsque la situation le demande.
« La flexibilité mentale est une compétence essentielle pour réussir dans un monde en constante évolution. » Angela Duckworth
Explorez deux cartes mentales pour mieux comprendre l’importance de développer la flexibilité cognitive dans deux domaines clés.

A L'école
Ainsi, lorsqu’une stratégie ne fonctionne pas, ils peuvent envisager d’autres solutions plutôt que de rester bloqués face à une difficulté. De plus, cette capacité les aide à s’adapter aux nouvelles consignes, aux changements d’organisation et aux imprévus du quotidien scolaire.
Développer la flexibilité cognitive, c’est donc encourager les élèves à explorer différentes possibilités, à accepter de modifier leur approche et à persévérer face aux obstacles. Progressivement, ils peuvent ainsi gagner en autonomie et en confiance dans leurs apprentissages.

Dans le monde professionnel
De plus, cette souplesse mentale favorise la créativité et l’ouverture à d’autres points de vue. Elle facilite également la collaboration, notamment lorsqu’il s’agit de prendre en compte des idées différentes ou de rechercher un compromis.
Enfin, face aux changements et aux imprévus, la flexibilité cognitive aide à ajuster ses réactions et à prendre du recul. Elle constitue ainsi une ressource précieuse pour évoluer dans un environnement professionnel en constante transformation.
La flexibilité cognitive dans la vie quotidienne
La flexibilité cognitive, c’est pouvoir changer de regard, envisager d’autres chemins et adapter sa manière d’agir selon les circonstances.
Envisager d’autres chemins

Et maintenant, je fais quoi ?
Une jeune bachelière s’engage dans une formation qui ne lui convient pas. Faut-il continuer, changer d’orientation ou faire une pause ?
Plutôt que de décider dans la précipitation, elle prend le temps d’explorer différentes possibilités, de se renseigner et d’envisager d’autres chemins.
La flexibilité cognitive, c’est aussi accepter de ne pas avoir immédiatement la réponse.

Changer de métier ?
Après plusieurs années dans le même métier, une personne ressent le besoin de changement. Mais vers quoi se tourner ?
Changer de poste, découvrir un autre secteur, suivre une formation ou envisager une reconversion ? Plusieurs possibilités s’offrent à elle.
Plutôt que de prendre une décision précipitée, elle peut explorer différentes pistes, rencontrer des professionnels ou réaliser un bilan de compétences.
La flexibilité cognitive, c’est aussi s’autoriser à envisager un autre avenir professionnel, sans devoir tout changer immédiatement.
S’adapter à une situation qu’on ne maîtrise pas

L'anxiété dans le métro
Dans le métro, une personne ressent soudain une montée d’anxiété. Une pensée s’impose : « Et si je faisais un malaise ? »
Plutôt que de considérer cette pensée comme une certitude, elle essaie d’envisager d’autres interprétations : « Je ressens de l’anxiété, mais cela ne signifie pas nécessairement que je vais faire un malaise. »
La flexibilité cognitive, c’est aussi apprendre à ne pas rester enfermé dans une seule interprétation de ce que l’on ressent.

Une relation conflictuelle
Lors d’un désaccord avec un collègue ou un proche, chacun reste convaincu d’avoir raison. La discussion tourne en rond et les tensions s’accentuent.
Et si l’on essayait de comprendre ce qui motive le point de vue de l’autre ? Peut-être dispose-t-il d’informations différentes ou interprète-t-il la situation autrement.
La flexibilité cognitive, c’est aussi accepter d’envisager un autre point de vue, sans nécessairement renoncer au sien.
Trouver une autre manière d’agir

J'en tire parti !
Après une longue période de déscolarisation, une adolescente découvre un nouveau collège. Dans sa classe, les interruptions sont fréquentes et les enseignants doivent régulièrement rétablir le calme.
Plutôt que de subir ces moments d’attente, elle choisit de les utiliser pour relire ses notes, surligner les informations importantes ou revoir une leçon.
Lorsqu’on lui demande comment elle vit cette situation, elle répond simplement : « J’en tire parti ! »
La flexibilité cognitive, c’est aussi savoir transformer une contrainte en occasion d’agir autrement.

Et voilà qu'il pleut !
Une fête est prévue dans le jardin. Tout est prêt : les tables sont installées, les décorations sont en place et les invités vont bientôt arriver.
Mais soudain, la pluie s’invite ! Faut-il annuler la fête ?
Plutôt que de renoncer, les organisateurs envisagent d’autres possibilités : déplacer les tables à l’intérieur, improviser un espace abrité ou modifier les activités prévues.
La flexibilité cognitive, c’est aussi savoir adapter ses projets face aux imprévus, sans nécessairement renoncer à ce qui nous tient à cœur.
Changer de regard, envisager d’autres possibilités, agir autrement…La flexibilité cognitive se mobilise dans de nombreuses situations du quotidien.
Et si nous passions à la pratique ?
Prêt pour des défis express ?
Changement de règle
On commence simplement:
« Si je dis un fruit, tu lèves la main. » 🍎✋
Tout roule, tout le monde suit… et là, sans prévenir, la règle change !
« Si j’annonce un animal, tu touches ton nez. » 🐶👃
Surprise, confusion, rires garantis… et surtout, attention en action !
Le mot évolutif :
Au début, on démarre la discussion normalement.
Puis, un mot courant est interdit, genre « et » ou « je ».
Au bout de 30 secondes, hop ! Surprise du chef :
D’un coup, un deuxième mot est banni.
À partir de là, ça devient sportif.
Suite inversée :
D’abord, on propose une petite séquence d’actions toutes simples :
touche ta tête, saute, tape des mains.
Facile ? Jusque-là, tout va bien.
Mais soudain, on demande de faire tout ça à l’envers !
Il suffit simplement d’inverser l’ordre des actions.
Questions à bascule :
Le principe ?
Simple… en apparence.
En effet, si la question parle d’un animal, on répond par un aliment.
Inversement, si la question parle d’un aliment, on répond par un animal. Par exemple :
– Quel est ton plat préféré ?
→ « Dauphin.
– Quel est ton animal préféré ?
→ « Lasagnes. »
Et si on jouait ?
SINGES EN FUITE
Attraper un singe en cavale ? Plus facile à dire qu’à faire !
D’abord, tout commence avec un SINGE EN FUITE, un jeu pensé pour des enfants de 5 ans à 12 ans.
Ensuite, il leur faut imaginer leur meilleure stratégie pour atteindre leur but.
Cependant, très vite, on réalise que rien ne se déroule comme prévu. Par conséquent, le jeu oblige à s’adapter en permanence.
MISSION PAS POSSIBLE
Attention, la mission démarre, et chaque seconde compte !
Pensé spécialement pour les enfants à partir de 10 ans, ce jeu de coopération trépidant promet tension, stratégie et esprit d’équipe.
Dès le départ, les joueurs doivent désamorcer un nombre précis de bombes, chacune représentée par une carte.

Les conquérants
Voici un jeu palpitant, accessible aux enfants à partir de 7 ans.
En seulement 15 à 30 minutes, préparez-vous à devenir de véritables stratèges.
Le principe ? Simple et pourtant malin : il faut élaborer des stratégies astucieuses dans le but de contourner ou déranger vos adversaires.
THE GAME
Accessible dès 8 ans, ce jeu de cartes coopératif vous met tous dans le même camp : contre le jeu lui-même… ou face à une défaite collective !
Pour espérer l’emporter, il vous faudra faire preuve de flexibilité, d’inhibition mais aussi de contrôle de vos émotions.
OUDORDODO
Dans ce jeu de cartes coopératif accessible dès 3 ans, unissez-vous contre le jeu lui-même… ou échouez ensemble !
Autrement dit, la victoire ne dépend pas de la performance individuelle, mais bien de la capacité du groupe à s’adapter.
Pour cela, il vous faudra faire preuve de flexibilité, d’inhibition et de contrôle de vos émotions.
LITTLE ASSOCIATION
Attention, ici, les carottes ne poussent pas dans la mer. Et inversement, les poissons ne vivent pas dans les potagers !
Dans ce jeu pétillant, destiné aux enfants à partir de 3 ans, il s’agit tout simplement de retrouver le paysage correspondant à l’élément découvert.
Comment soutenir la flexibilité cognitive
– restent bloqués sur une idée
– ont du mal à accepter un changement
– s’opposent à une nouvelle règle
– peinent à envisager une autre manière de faire
Ces situations peuvent être sources de tension, pour l’enfant comme pour son entourage.
Dans ces moments où l’enfant reste fixé sur une manière de faire ou de penser, l’adulte peut venir soutenir l’ouverture et le déplacement par des phrases.
Ce que l’adulte peut dire dans ces moments là
“Il existe peut-être une autre façon de faire.”
“Qu’est-ce qu’on pourrait changer ?”
“On peut regarder les choses autrement.”
“Comment tu penses que l’autre voit la situation ?”
La flexibilité cognitive ne consiste pas simplement à changer d’idée.
Elle se construit progressivement, dans ces moments où l’enfant apprend à quitter une première réponse pour en envisager une autre.
C’est dans ce passage, parfois délicat, que se développe la capacité à s’adapter.







